Capable du pire, souvent, Marseille a montré dimanche soir sur la pelouse du leader lyonnais qu'il était également capable du meilleur, parfois (2-1). Dans un match qui fleurait bon la Ligue des champions, une compétition qui sourit plutôt bien aux Marseillais cette saison, l'OM a livré dans le Rhône une copie semblable à celle qui lui avait permis de revenir d'Anfield, il y a quelques semaines, avec les trois points en poche (1-0). Menés au score, presque contre le cours du jeu, dès la 7e minute sur une tête de Juninho, qui fêtait là son 200e match parmi l'élite, Marseille aurait eu toutes les raisons de s'inquiéter. Il ne l'a pas fait. Les hommes de Gerets, avec un Djibril Cissé une nouvelle fois cantonné au banc de touche, ont à peine eu le temps de cogiter qu'ils se sont vu accorder un penalty pour une faute présumée de Squillaci sur Niang dans la surface. L'attaquant sénégalais ne s'est pas fait prier pour transformer la sentence et offrir une égalisation méritée aux siens. Chacune des deux équipes jouait alors son va-tout. Niang, encore lui, était tout proche de doubler la mise d'un superbe ciseau que Vercoutre sortait de sa lucarne (22e). Lyon n'était pas en reste.